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Travailleur indépendant

FREELANCER

Un travailleur indépendant, ou travailleur autonome au Canada, est à la fois entrepreneur, propriétaire (de ses moyens de production) et son propre employé (sans être pour autant salarié). Il est maître de ses décisions concernant son travail mais doit toutefois s’adapter aux demandes de sa clientèle.

Le terme anglais « freelance » est aussi utilisé, notamment dans les services intellectuels.

La progression spectaculaire du nombre de travailleurs indépendants dans les sociétés occidentales depuis le milieu des années 2000 et les transformations que cela entraîne sur le marché du travail en font un phénomène de société très souvent couvert par les médias

Domaine

Ce type de travailleur est très présent dans les économies de marché (agriculture, commerce, artisanat, professions libérales, etc.) où il apporte souvent une voie de promotion sociale.

Les domaines parmi lesquels les travailleurs indépendants sont courants sont l’informatique, la communication, le marketing, le graphisme, l’infographie, le conseil, la traduction, la formation, les postes d’attaché de presse ou attaché de relations publiques, l’apport d’affaires, les nouveaux métiers de santé….

En Europe, il existe quelques organisations de défense des travailleurs indépendants, dont la Confédération européenne des indépendants, plus ou moins reconnues par les instances européennes, qui jouent généralement un rôle de groupe de pression.

Travail réalisé et rémunération

Le travail indépendant varie en fonction de la personne. D’une façon générale, il prospecte sa clientèle, définit avec elle sa mission et la réalise lui-même ensuite. Cependant, certains exigent des contrats signés avec le client, alors que d’autres se contentent d’un accord verbal. Certains demandent une estimation écrite du temps de travail ainsi qu’un versement partiel préalable au travail, alors que pour d’autres ceci n’est ni pratique ni nécessaire.

La rémunération du travail aussi varie énormément. Les travailleurs indépendants peuvent facturer à l’heure ou à la journée, ou au forfait en fonction de la mission en question. Cependant, les gros clients, telles les grandes entreprises, ont parfois des politiques internes vis-à-vis du paiement des services d’un travailleur indépendant, donc les travailleurs indépendants habitués à facturer à l’heure peuvent se voir proposer une somme fixe pour un travail particulier. Il n’est cependant pas rare, si les conditions du client ne sont pas satisfaisantes, que le travailleur indépendant essaie de négocier avant d’accepter ou de rejeter un travail.

Conséquences sur le marché du travail

Le développement massif du travail indépendant impose aux entreprises de repenser leur manière de travailler, en partie la gestion de leurs RH.

Chiffres liés au travail indépendant

Dans le monde

Le cabinet McKinsey estime que 20 à 30 % de la population en âge de travailler aux États-Unis et en Europe (162 millions de personnes) tirerait ses revenus en indépendant (au sens large, professions libérales incluses)2.

En Europe

Selon l’EFIP, le nombre de freelances s’établirait à 9 millions en Europe, soit environ 25 % des actifs.

En France

Le nombre de travailleurs indépendants en France s’élèverait à 13 millions, dont 830 000 freelances (services intellectuels aux entreprises) en 2017, selon une étude Ouishare / Malt, soit environ 10 % des actifs, en progression de 126 % en l’espace de dix ans. 90 % d’entre eux déclarent avoir choisi ce statut et 75 % en sont satisfaits

Histoire des conditions de travail

Entre le début du XXe et le début du xxie siècle, les conditions de travail semblent s’être améliorées avec la disparition progressive de tâches insalubres et l’amélioration des conditions d’hygiène et de sécurité. D’autre part, de profondes mutations dans la structure de l’emploi en France ont elles-mêmes eu des répercussions sur l’organisation du travail, avec notamment la montée en puissance des services.

La dématérialisation du travail intervenue à partir des années 1970 semble limitée. D’un côté des contraintes physiques sont écartées, des conditions de sécurité sont améliorées, les tâches les plus contraignantes peuvent être écartées (peinture par exemple), mais d’un autre côté cela exige des équipements lourds et coûteux et donc une maintenance importante. Les conséquences sont donc à nuancer puisque cela entraîne une hausse des horaires de nuit, de nouvelles postures contraignantes.

L’insertion de l’outil informatique est également un exemple des effets ambivalents que le progrès peut apporter. D’un côté celui-ci apporte un certain degré d’autonomie pour le travailleur et réduit également les contraintes physiques (pour les ouvriers par exemple). Cependant ils sont également mis directement en contact avec le marché : une nouvelle contrainte psychologique. Acteurs concernés : marché (théorie des différences compensatoires), action publique (réglementation), syndicats, travailleurs (phénomènes de défense).

Le concept de travail décent

L’Organisation internationale du travail (OIT) s’efforce de faire la promotion du concept de travail décent comme le moyen d’identifier les priorités majeures de l’Organisation. Il est fondé sur l’idée que le travail est source de dignité personnelle, de stabilité familiale, de paix dans la communauté et de démocratie, de croissance économique qui augmente les possibilités d’emploi productif et de développement d’entreprises.

L’objectif global du travail décent est d’apporter un changement positif dans la vie de chacun aux niveaux national et local. Pour progresser, il faut aussi agir au niveau mondial. L’agenda pour le travail décent de l’OIT identifie quatre objectifs stratégiques :

  • création d’emplois décents et productifs ;
  • promotion de l’accès aux systèmes de protection sociale ;
  • respect des normes de travail fondamentales ;
  • dialogue plus important entre les partenaires sociaux.

Ces objectifs s’appliquent à tous les travailleurs : femmes et hommes, salariés ou indépendants, les économies formelles ou informelles, les secteurs privés et publics, et toutes les activités économiques, y compris la manufacture, l’agriculture, le travail de bureau, le travail intérimaire ou à domicile. Selon l’OIT, « un travail décent représente l’ensemble des aspirations des gens en ce qui concerne leur vie professionnelle » – aspirations concernant les possibilités et le revenu, les droits et la reconnaissance, la stabilité familiale, le développement personnel, l’équité et l’égalité entre les sexes.